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 When the sky falls

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Welcome to Great Falls

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⊱ Arrivée : 03/01/2013
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MessageSujet: When the sky falls   Dim Jan 27, 2013 12:47 pm

Je me réveillai encore fatiguée de la veille. La nuit avait pourtant été d’une longueur raisonnable, mais je m’étais réveillée sans cesse, l’esprit occupé par des rêves dont je n’arrivais pas à me défaire et qui m’empêchaient de réellement me reposer. Le cancer de ma mère avait fait partie, bien sûr, des nombreux sujets abordés pendant ma nuit. La maladie me tracassait beaucoup et je voyais bien que je n’étais pas la seule dans la famille à réellement m’inquiéter du sort de notre mère. Le fait qu’elle ne puisse pas encore commencer la chimiothérapie ne nous rassurait pas du tout, car on savait que le plus tôt était le mieux et cela ne faisait donc qu’aggraver les choses. Il était donc peu étonnant que tout cela m’empêche de dormir.

D’autres sujets, cependant, étaient venus hanter mon esprit fatigué. J’avais par exemple rêvé d’un de mes petits copains de Seattle. Je le revoyais débarquer à Great Falls, avec ses gros sabots de citadin, prétextant qu’il avait envie de prendre un grand bol d’air frais. Dans ce rêve, il me collait comme un gamin dans les jupes de sa mère et tentait de me reconquérir, c’était d’ailleurs plus un cauchemar qu’un rêve. A bien y repenser, ce type n’était vraiment pas fait pour la campagne et je me demandais bien ce que j’avais pu lui trouver à l’époque. Nous n’étions pas resté ensemble très longtemps, d’ailleurs, ce qui prouvait que je ne lui avais pas trouvé énormément de qualités.
Me prélassant un peu dans mon lit, je me souvins que le jour où je l’avais quitté, j’avais eu envie de me changer les idées et le soir même, j’étais dans un bar de Seattle avec une amie pour me détendre. C’était ce soir-là, je crois, que plusieurs types étaient venus me draguer d’une façon eu convaincante, alors que mon amie était partie aux toilettes. Ils étaient quatre, et je me souvins comme je m’étais sentie mal à l’aise face à eux, tentant tant bien que mal de les repousser sans froisser leur ego. Heureusement que nous étions encore à l’intérieur, ou j’aurais pu avoir de sérieux ennuis. Je ne parvenais pas à me souvenir, cependant, comme j’avais réussi à m’en débarrasser !

Intriguée et agacée par cette idée qui ne voulait plus sortir de ma tête, je me décidai enfin à me lever. Une longue journée de travail m’attendait encore. Rejetant avec énergie la grosse couette qui me recouvrait, j’affrontai le froid de la pièce avec une grimace tout en me levant. Je me précipitai dans la salle de bains, allumai le chauffage à fond et me déshabillai en hâte pour filer sous l’eau bien chaude de la douche. J’y restai un moment, histoire de bien me réveiller et de me réchauffer, je détestais par-dessus tout le froid matinal.
Ce n’est que lorsque je descendis dans la cuisine, fraîche et habillée, que je réalisai l’épaisse couche de neige qui était recouvrait le décor habituellement vert autour de la maison. Sans y prêter plus attention que cela, j’entrepris de confectionner un petit-déjeuner pour toute la maisonnée, avant de prendre le mien, puis de sortir. Ce n’est que lorsque j’ouvris la porte que je réalisai que la couche de neige était bien plus imposante que ce dont nous avions l’habitude ici. Ce n’était rien, cependant, comparé au froid qui me saisit la porte à peine entrouverte. Glacée de la tête aux pieds, je me réfugiai dans la maison pour aller rechercher une écharpe supplémentaire et des gants plus épais. Enfin prête, je pris mon courage à deux mains et sortis.

Le problème, c’est qu’il était désormais impossible d’utiliser la voiture par un temps pareil. J’avais beau être équipée, ma petite déglinguée n’allait pas faire le poids. Décidée à aller travailler – la neige n’avait jamais empêché les animaux d’être malade ou de mettre au monde leurs petits – j’empruntai donc la grosse 4x4 de mon père, spécialement équipée pour le mauvais temps. J’espérais réellement arriver au cabinet vétérinaire sans encombre. Et ce fut le cas, mais la neige continuait de tomber à gros flocons. Je me demandais jusqu’où elle allait monter à cette allure-là. De telles tombées n’étaient vraiment pas courantes par ici. Nous avions l’habitude de quelques bons 20 cm, mais si ça continuait comme ça, on allait facilement atteindre les 30 à 40, voire plus.

Décidée à oublier le temps pour me consacrer à mon boulot, je poussai la porte du cabinet, heureuse de retrouver la chaleur de l’intérieur. La journée se déroula presque sans encombre et, fort heureusement, sans nécessité de se déplacer. Je ne compris cependant l’ampleur de la tempête qui s’abattait sur nous que lorsque je ressortis en fin de journée pour rentrer chez moi. Cette fois, je n’allais pas rentrer en voiture, c’était certain…
Je rentrai à nouveau dans le cabinet qui s’était déjà vidé, et allai chercher des raquettes, seul moyen pour pouvoir marcher dans toute cette neige. Une fois équipée, je me mis en route… j’en avais pour au moins 20 minutes de marche.
Je n’avais pas mesuré à quel point il faisait froid et, à mi-chemin, frigorifiée, à bout de force, je me réfugiai dans un coin, à l’abri du vent, et me laissai choir sur le sol… Les rues étaient désertes, par ce temps et à cette heure de la journée. Il commençait à faire noir, et je n’avais pas la moindre idée d’où je me trouvais exactement. Le village n’avait plus du tout la même allure, sous cet épais manteau blanc, et de toute façon, on n’y voyait pas à 10 mètres !

De plus en plus inquiète de ne plus pouvoir affronter le temps, j’étais en train de me demander si on allait me retrouver congelée le lendemain matin lorsque j’aperçus une silhouette. Incapable de distinguer de qui il s’agissait, je devais néanmoins me faire entendre, j’avais besoin d’aide. Epuisant mes dernières forces, je me mis à crier du plus fort que je le pouvais.

« S’il vous plait ! Eh oh ! Par ici… j’ai besoin d’aide ! »

Repensant à mon rêve de ce matin, j’espérais à présent qu’il ne s’agissait pas d’un délinquant venu de nulle part… le froid avait non seulement le don de me frigorifier, mais aussi de me rendre complètement paranoïaque…

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